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Rester concentré !

Dernière mise à jour : 21 sept. 2023

Ménage éprouvant de rentrée...


Gratitude pour les infusions estivales qui m'ont permis d'aligner encore un peu plus mes propositions...


Dés que nous sommes en voiture, Céline, les enfants et moi, il y a des petits rituels qui s'installent. L'un d'eux a ma préférence. Il faut voir la scène : Les enfants sont tous occupés à jouer, discuter ou dormir... je conduis, pensif... et Céline, un carnet sur les genoux est prête à dégainer son stylo pour conserver en mémoire ce qui va venir.


La mi-août est passée, les séjours estivaux ("Ma place dans le Village" & "Village des Bois") infusent... et la rentrée approche. Nous sommes sur le chemin de notre dernière destination vacancière : l'océan. Je cogite, ... et d'un seul coup ça vient "comme ça" : "Céline, "Curieux par Nature", je ne le sens plus !".

Elle répond : "Moi non plus !".

Exclamation ! Nos regards se croisent... Sa réponse me satisfait autant qu'elle m'effraie. Tout va très vite dans ma tête : "je ne peux pas abandonner les enfants (de Curieux par Nature)"... "et les parents, que vont-ils penser?"... "et qu'est-ce que je vais faire à la place?"... "je ne peux pas faire ça!"... "il faut que je le fasse"...


Panique à bord... La discussion commence... le stylo fuse sur le cahier de Céline.


Si tu annules les jeudis,...

Céline connaît ma difficulté à lâcher en général et, encore plus, quand il y a des gens en jeu : "le petit enfant intérieur d'Eric" a tellement peur qu'on le prenne pour un traître ! Mais je dois me rendre à l'évidence : les propositions pour "enfants" que j'offre depuis deux ans ne me font plus vibrer !

"Si tu annules les jeudis, tu vas faire quoi à la place?" me dit-elle.

Question redoutée. Réponse masquée : "et bien, j'aurais plus de temps pour me reposer... pour les enfants ... pour nous!"

La feinte ne fonctionne pas.


"Si tu annules les jeudis, tu auras de la place pour ton livre !"

Tiens, ça faisait longtemps qu'on en avait pas parlé de celui-là... (soupir).


"Oui, c'est sûr, ça va me libérer du temps pour ça mais j'ai besoin de trouver une proposition qui me ressemble plus! Je veux continuer de transmettre sur L'éducation initiatique, mais pas en ligne, en présence cette fois...

Je veux proposer un séjour complet, en confort, dédié à l'accompagnement d'un petit groupe sur ce sujet de l'éducation initiatique."

L'idée germe progressivement pendant que les kilomètres sont avalés.


Soudain, Céline évoque l'idée d'un ... séminaire...


Le séminaire "L'éducation initiatique" !

séminaire nom masculin

1. Établissement religieux où étudient les jeunes clercs qui doivent recevoir les ordres (dit aussi grand séminaire)

2. Groupe de travail d'étudiants, sous la direction d'un enseignant.

A la lecture de la définition du terme, je suis littéralement séduit. Le côté "intensif", "dévoué au sujet", "interactif" et permettant à un petit groupe de participants d'intégrer le processus initiatique à leurs pratiques de transmission... tout cela me transporte.

C'est exactement ce dont j'avais besoin : m'exprimer pleinement à cette place d'accompagnement d'un petit groupe de personnes qui veulent approfondir / singulariser / transformer leurs pratiques de transmission.


J'imagine un "grand gîte" confortable, restauration comprise dans la proposition, du feu dans une cheminée, une nature en hibernation telle un cocon propice à la gestation d'idées transformatrices...

L'idée a bel et bien germé et je suis très heureux de vous présenter ce nouveau projet qui verra sa première édition du 9 au 15 décembre 2023 dans la Drôme. Les détails viendront plus tard, mais voilà déjà l'affiche !


Lâcher-prise, c'est dur, mais ça ouvre de nouvelles voies...

Dans cet article, le processus paraît sans doute rapide. Mais sur le moment, "lâcher-prise" c'est très douloureux et il y a comme des vagues qui submergent : le doute, le renoncement, le retour en arrière, la peur...


A partir du moment où j'ai décidé d'arrêter de me consacrer chaque jeudi aux enfants, au Bois de l'Utopie, pour le parcours "Curieux par Nature", comme par hasard, j'allume mon ordi pour mettre en stand-by le formulaire d'inscription et qu'est-ce que je vois : UNE INSCRIPTION !

Incroyable... j'avoue que l'espace d'une seconde, j'ai failli y retourner mais, au fond de moi, je savais qu'il me fallait prendre mon courage à deux mains et écrire à la maman qui s'était réinscrite (très satisfaite de l'année précédente) pour lui demander pardon et lui dire que je ne poursuivais finalement pas.


Quelques jours plus tard... la digestion de cette nouvelle décision est toujours à l’œuvre.

Alice, une participante qui a déjà réalisé 2 cycles de "Natures, voies de l'initiation", déjà expérimentée dans l'éducation à l'environnement m'écrit qu'elle viendrait bien, de temps à autres, les jeudis pour nous soutenir auprès des enfants et mieux comprendre notre démarche en la vivant.

Décidément !


Touché par son engagement et sa proposition, je lui réponds que... j'arrête ce parcours.

Quelques temps plus tard, nous nous parlons au téléphone : et là, j'apprends qu'avec son compagnon (lui aussi participant et engagé dans les cycles que je propose) ils envisageaient d'accueillir des enfants sur leur terrain mais qu'au final, ça ne se fera pas.

Nous voyons donc une première belle opportunité : et si Alice et Thomas prenaient le relais au Bois de l'Utopie en proposant "à leur manière" ce même parcours "Curieux par Nature" ?


Quelques appels plus tard, et après avoir adapté la proposition à leurs besoins, "Curieux par Nature" renaît de ses cendres... mais cette fois-ci, avec deux personnes qui en ont un fort élan et auprès de qui je vais pouvoir apporter mon soutien et mon accompagnement (puisqu'Alice et Thomas participent au cycle 3 "Vivre les liens de conscience")...


La proposition "Curieux par Nature" évolue mais continue bien... et, en plus, ma place dans cette proposition s'aligne car je la soutiens "à distance" en accompagnant les personnes qui la prennent en main !

Tout est parfait comme on dit !


Mais ce n'est pas fini !

Dans la proposition initiale de "Curieux par Nature", nous prévoyions d'accueillir les enfants de 0 à 14 ans, les plus jeunes étant invités à venir avec leurs parents. Thomas et Alice réduisent la tranche d'âge de 5 à 11ans et il y a donc certains parents déçus de ne plus pouvoir amener leurs plus jeunes enfants.


Plusieurs mamans m'appellent pour mieux comprendre ce qu'il s'est passé pour que tout change si vite, en quelques semaines. Et, après avoir exposé l'histoire de mes tergiversations mais surtout mon envie de me concentrer sur l'accompagnement d'adultes impliqués dans la transmission, l'une d'entre elles me dépose une nouvelle idée :

Si Thomas et Alice accueillent les 5-11 ans un jeudi sur deux, avec mon accompagnement, est-ce qu'il serait possible que 2-3 mamans s'appuient sur la proposition "Curieux par Nature" pour la proposer à leur manière aux 0-4 ans ?


Super idée qui me ravit car elle témoigne en plus de l'engagement des parents dans ce parcours et de la co-éducation qui est si importante pour moi. A l'heure où j'écris ces lignes, ce projet d'accueil des 0-4 ans n'est pas encore lancé mais je tenais à le mentionner pour illustrer :

Lâcher une fonction, un poste (que je m'étais créé moi-même) pour m'autoriser à créer de l'espace-temps pour ce qui me fait vibrer a vraiment marché ! Et, cerise sur le gâteau, la première version de la proposition, parce que je l'ai lâchée, s'est comme transformée d'elle-même pour me satisfaire encore plus ! Le lâcher-prise, c'est aussi dur que ça en est fructueux !




S'écouter pour affiner son propos et ses propositions...

S'écouter finement "à l'intérieur" pour ce qu'on veut vraiment n'est pas un exercice facile...

Il m'a fallu deux ans pour vraiment "sentir" que la proposition "Curieux par Nature" ne me convenait pas. Et j'en étais pourtant à l'origine ! ça montre qu'on peut très bien choisir, créer des propositions, des actions qui ne nous conviennent pas et, desquels on se contente...


Assumer la souveraineté de sa propre personne... Facile à dire, mais difficile à faire !


A l'heure où on parle sans arrêt de la fonction du "jeu" pour apprendre, j'aime nommer les limites de cette mode et je préfère dire que pour apprendre, donc vivre un véritable éveil de conscience, il est nécessaire de "souffrir"...

Cette souffrance est le signal qui nous permet de comprendre que l'initiation, le processus initiatique s'enclenche.


L'initiation abouti à un éveil de conscience si et seulement si :

  1. nous comprenons pourquoi nous souffrons (comme de continuer chaque jeudi à aller animer une proposition que l'on ne peut/veut plus faire !!)

  2. nous acceptons cette souffrance (comme accepter la souffrance du lâcher-prise et toutes ses conséquences!)

  3. nous nous engageons pleinement vers la nouvelle voie qui s'offre à nous.

Je me souviens bien de la première fois où j'ai "osé" faire la synthèse de toutes mes expériences et tous les enseignements que j'ai reçus. Soutenu par une communauté consciente de qui je suis, de là où je brille, mais aussi des endroits où j'ai l'habitude de me "cacher", je me suis exposé pleinement en parlant en "je" et en proposant les trois conférences sur l'éducation initiatique, ... un premier pas vers l'écriture d'un livre!


Dans ce contexte "initiatique pour moi", j'ai rencontré pour la seconde fois Marine. Elle est venue au festiwild où je présentais une première version des conférences sur l'éducation initiatique.

Marine est une femme très engagée dans la mise en lien entre les gens, entre les cultures... et, parmi ces activités, elle anime et propose un podcast mensuel : Backtrack - Exploration antérieure.


J'ai eu la chance d'enregistrer un épisode où ensemble, nous avons échangé à bâtons rompus sur l'éducation initiatique.


Nous avons enregistré l'épisode le 28 mars.

Sur le moment, j'ai vraiment eu le sentiment d'une belle conversation, riche et plutôt claire.


Début septembre, le podcast a été diffusé au public et j'ai eu la curiosité de l'écouter et de m'écouter...

C'est encore un exercice assez spécial, pas forcément agréable, de s'écouter. Il y a évidemment notre voix que nous n'avons pas l'habitude d'entendre de l'extérieur. Mais là, en plus, j'ai été surpris par "le fond" de mon discours, la clarté de mes réponses.

J'avoue m'être un peu "auto-agacé" par des petites choses dont, après vérification, je suis un peu un spécialiste :

les phrases qui ne se terminent pas franchement, les idées qui ouvrent sur d'autres idées qui, au final , semblent se téléscoper... J'avais l'impression d'être très clair sur le moment et, là, a posteriori, j'ai beaucoup de gratitude pour Marine et sa proposition car, je vais pouvoir m'appuyer sur "mes réponses" pendant cet enregistrement, pour affiner et préciser mes propos.


Je suis curieux, si l'exercice vous intéresse, que vous écoutiez le podcast et à me fassiez un retour "en réponse à cet article" avec les sujets qu'ils vous semblent que j'ouvre mais que je ne clos pas franchement. Bien-sûr, s'il y des explications qui sont peu claires ou qui soulèvent des interrogations, je suis preneur !


Ce podcast va me permettre d'apprendre à mieux structurer mes propos. Je constate qu'ici, en pleine discussion, je déroule et ma pensée fuse. Et comme, pour moi, l'échange, le partage et la pensée peuvent féconder la pensée... il est bon, pour plus de clarté, d'avoir des petites routines, d'acquérir des réflexes pour rendre les idées qui descendent les plus claires possibles.



Se poser... face à soi-même et dans sa connexion.

Je l'écrivais précédemment, le processus initiatique nécessite la compréhension, l'acceptation et l'engagement.


Il y a quelques mois, j'évoquais le processus initiatique qui me traversait en proposant trois conférences sur l'éducation initiatique. Une occasion de "sortir du bois" dans lequel je m'étais planqué sans trop le savoir.


Aujourd'hui, après un été riche d'enseignements et pendant cette rentrée bourrée de résolutions, j'ai conscience que si je ne me pose pas pour "écrire", j'aurais toute sorte d'excuses déguisées en activités toutes les plus importantes que les autres.


Après avoir lâché de nombreux projets pour me concentrer uniquement sur la transmission et le processus initiatique...

Après avoir compris que mon débit de paroles enthousiastes pouvait me jouer des tours en m'amenant à évoquer tous azimuts les nombreuses idées qui me sont offertes... parfois au détriment de la clarté de mes propos...

Après avoir accepté cette manière que j'ai de me connecter aux idées et aux gens, qui m'est bien propre pour en saluer la beauté, cette grande fécondité... et en cerner les limites, ce débit généreux...


Je m'engage à entrer en "errance" une semaine... loin de tout, de ma famille, de mes habitudes...

une errance avec moi-même, à l'écoute des signes et de ce qui descendra, dans l'unique but de commencer ce projet d'écriture qui permettra de poser et partager ces pensées au service d'une écologie de la transmission.


On en reparle courant de l'automne !?

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