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Séparer le bon grain...

Dernière mise à jour : 6 oct. 2023

Une soirée pour en parler.


Gratitude pour les anciennes expressions qui se révèlent en douceur à nos sens.


Il y a fort longtemps, les champs de blé n'étaient pas arrosés d'herbicides : coquelicots, bleuets, matricaires, ivraies se joignaient aux épis de blés.


Après la récolte de toutes les graines, en début d'automne, une des tâches les plus importantes consistait à trier les graines de blés des autres potentiellement toxiques, comme celle de l'ivraie (Lolium).

Il fallait séparer le bon grain de l'ivraie.


En d’autres termes, l’entrée dans l’automne était le moment idéal pour faire le tri entre les bonnes et les mauvaises choses.


Jeudi 19 octobre 2023 à 20h, je vous propose une soirée où nous approfondirons l’intérêt de cette pratique de « tri » et en quoi elle est très en lien avec l’automne.


C’est une rencontre zoom accessible à toutes et tous où nous évoquerons quelques pratiques rituelles en lien avec la saison automnale. Nous y évoquerons aussi le séminaire dédié à l’éducation initiatique que je propose en décembre.

La soirée du 19 octobre sera donc aussi l’occasion de poser vos questions au sujet de ce séminaire.


Pour vous inscrire gratuitement à la soirée du 19 octobre, c’est par là.



Après toutes nos réalisations estivales...


Vous êtes-vous déjà demandés pourquoi beaucoup d’entre nous, enfants et adultes, tombions subitement malades à la Rentrée, juste après l’été ?

Les nez qui coulent, les symptômes ORL, les bronchites, … les grippes… beaucoup de symptômes reliés à la respiration

Pour certains, c’est le stress collectif engendré par les affaires qui reprennent après les vacances, pour d’autres c’est le feu de paille des contagions (émergents de l’école ou des open space…).


Je m’amuse personnellement à faire le lien entre ces symptômes qui se répandent prodigieusement et notre déconnexion « maladroite » pour ne pas dire « maladive » des rituels de saison. Les peuples autochtones vivent-ils ces symptômes collectifs quand l’automne survient ?

Si le printemps est la saison de l’émergence des projets, le moment où « tout pousse »… l’été est le moment des réalisations, des productions, … de la récolte !


Alors oui, certains diront que nous faisons tout de travers en nous reposant l’été… je n’en suis pas si sûr… car, en tant de vacances, c’est aussi une excellente occasion pour (se) réaliser pleinement qui nous sommes, ou ce dont nous avons besoin.


L’été est ainsi la saison où beaucoup de projets voient leurs fruits émergés… c’est aussi, la saison où beaucoup de bêtises se réalisent… tant les humains, exténués par le vie qui ne fait pas toujours sens, se lâchent littéralement !


La fin de l’été survient peu à peu et on a tous le choix de regarder droit dans les yeux ce qu’on a réussit de beau ou… de moins abouti ! Mais on peut aussi, retourner au travail comme si de rien n’était… foncer dans les routines du quotidien… et oublier de faire ce tri, cette séparation du bon grain de l’ivraie.

En apparence, on croît sans doute qu’on oubli de faire le point… mais, nos corps, eux s'en souviennent bien... et, ils sont alors assaillis de réajustements, de maux, de « mal a dit » qui, parfois, nous empêchent de respirer plus… profondément !


Avant d'échanger à ce sujet le 19 octobre, je vous laisse faire les liens s’ils vous parlent.


L’esprit de la gratitude…


Jeudi 19 octobre, nous approfondirons le rôle fondamental de la saison de l’automne… qui, avec l’équinoxe, puis la Saint-Michel signalent l’entrée dans l’année de la conscience… sans doute les prises de conscience de ce qu’il est bon de se débarrasser ou de livrer au feu.


Les permaculteurs préféreront sans doute broyer et/ou laisser composter toutes ces "mauvaises graines" pour qu’elles redonnent vie à un nouveau terreau fertile.

Si l’automne est reliée à l’élément feu… l’hiver qui lui succède est relié à l’élément eau. La saison froide est propice à l’incubation, au soin de toutes les bonnes graines que nous allons garder précieusement dans notre tanière.


Je vois l’hiver comme une saison féconde et féminine propice à l’expression des gratitudes envers nous-mêmes. La lumière baisse, les nuits se prolongent comme pour nous inviter à contacter ce qu’il y a de meilleur en nous.


Je vois cette saison comme une période magique où rien ne se voit en apparence et tout se vit dans l’obscurité, dans l’humidité… Je vois une graine qui commence à germer dans sa partie souterraine.


Le partage de gratitudes est une routine de connexion reliée au mouvement 8 shields.


La fondation avant toute chose...


Quand j’ai découvert la pratique des gratitudes… j’avoue que ça me mettait assez mal à l’aise. Je crois que j’étais encore relié à des mémoires bien imprimées en peine avec les rituels un peu spirituels. Le mot « gratitude », « l’obligation » de commencer par les exprimer, le côté solennel, tout ça… ne me mettait pas en joie.


Mais bon, comme une routine qu’on répète, un entraînement en somme, j’ai constaté, à la longue les effets de cette pratique.


Hier soir, mardi 3 octobre, pendant le 3ème appel du parcours Éducation connectée au vivant, j’ai été touché par les mots de Cyrine qui m’ont beaucoup parlés et qui ont d’ailleurs été rejoints par d’autres participantes de l’appel.

« Quand je ne pratique plus la gratitude (avec mes enfants, mes proches, mes collègues, mes amis), ça fait une différence… comme imperceptible mais pourtant bien là ! ».


Le Chef Jake Swamp, dans son ouvrage « A native good morning message » illustre comment la gratitude est la base d’une relation paisible en soi et avec les autres. La gratitude unifie les êtres, crée des cordes de connexion entre les gens…


Chacun partage une gratitude et, lorsqu’on les écoute, on est comme forcé d’entendre le lien de la personne avec l’objet de sa gratitude ET ça nous relie nous aussi à cet objet (qu’on ait une relation avec ou pas).


Chez les bouddhistes et dans bien d’autres courants spirituels et religieux, on a découvert, années après années, la force que génère cette pratique pour soutenir notre conscience et tenter de sortir de notre animalité (qui nous amène souvent aux relations les plus belliqueuses).


C’est un peu comme si la gratitude nous protégeait en calmant notre émotionnel individuel et collectif.

On retrouve cette idée avec l’invitation de Saint-Paul, chez les Chrétiens, à « rendre grâce à Dieu en toute chose » : je le comprends comme dire « merci à ce grand tout pour la beauté de ce que l’on vit, ce que l’on côtoie ».


Dans la tradition alchimique, nos spécialistes de la transmutation, la gratitude permet de transformer tous les poisons !


Lorsque l’on vit un drame, une intensité… on est comme envahit. Le rituel nous cadre alors et nous aide, si l’on s'y plie, à exprimer notre gratitude, comme un passage obligé. Et, en exprimant notre pouvoir d’attention sur quelque chose de positif, on sent un impact intérieur apaisant. Ne dit-on pas : Pour changer le monde, il suffit de changer notre regard sur le monde ?


Je fais le lien entre l’esprit de la gratitude et la saison hivernale… car, en sombrant dans les ténèbres hivernales, nous avons le choix (tentant) d’attendre impatiemment (en râlant) le retour de la lumière… ou le choix de chercher en nous cette gratitude (pour nous, pour les autres, pour la Nature)…


Dans cet utérus hivernal, l’un ou l’autre de notre choix n’aboutira pas à la même naissance printanière : l’esprit tranquille ou l’esprit agité ?

Cet après-midi, en repensant à la gratitude, je me suis souvenu que j’avais fait une vidéo sur le sujet. J’ai longuement hésité à la repartager tant je la trouve imparfaite. Elle date de 2021.


Mais, d’une part, j’adore revoir et écouter Gabin et Mélisse qui sont à mes côtés bien plus jeunes… et, en plus, je me souviens qu’à cette époque, infusaient en moi de grands changements me concernant (ceux qui me connaissent et ont eu connaissances de mes turpitudes reliées à 2021-2022 s’en souviendront)…

Gratitude pour l’imperfection qui est bien plus connectée à la vérité que la perfection !



Alors, on se voit le 19 octobre ?


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